Fraternité Populaire & Patriotisme de Combat

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Copie lettre au maire de Marseille


 

                        Objet / Insécurité Publique

 

Monsieur le Maire,

J’ai l’honneur de vous adresser le compte-rendu d’une rencontre qui a réuni les acteurs économiques, associatifs et politiques du secteur Belsunce et les services de la Police Nationale dans l'enceinte du Commissariat de Noailles.

Sous la houlette de l’officier de Police DOUCE, cette réunion a permis de faire l'état des lieux des différentes doléances et revendications des protagonistes d’une part et d’évaluer les mesures proposées par la Police d’autre part.

Accompagné de plusieurs fonctionnaires de police, Monsieur DOUCE a souhaité retracer le film des événements et prendre la mesure des attentes des participants en terme de sécurité.

En respectant le protocolaire tour de table, le propriétaire de la dernière bijouterie braquée, avec l'utilisation d'une voiture bélier, a exprimé son sentiment de désarroi et d’impuissance face à la détermination de ces individus.

Il a rappelé avoir fait l’objet déjà de 4 braquages dont un extrêmement traumatisant qui s’était soldé par plusieurs blessures par balles à la jambe.

Le propriétaire a exprimé aussi le sentiment d’abandon qui prédomine chez les commerçants de la rue d’AIX dont une partie a été confrontée à des actions violentes avec usage d’armes de poing.

Il a abordé le volet psychologique de cette affaire en détaillant les effets dévastateurs sur les personnes impliqués dans ce type de violences.

Lui-même ayant fait appel au service d’un psychiatre tant l’épreuve endurée est choquante pour les siens et lui-même.

Monsieur DOUCE lui propose alors de l’orienter vers le psychiatre de la cellule d'écoute des victimes mise en place par les services de police pour venir en aide aux victimes de violences.

Monsieur COHEN, autre bijoutier de la Rue d'Aix, nous fait part de ses appréhensions après avoir subit 3 braquages dont le dernier en date est d'à peine deux semaines.

Ce bijoutier milite depuis longtemps pour la présence d'un équipage de police aux abords de la Rue d'Aix pour prévenir les tentatives de braquages.

Il nous explique l'angoisse qui s'est emparée de sa famille quand plusieurs individus ont tenu en respect sa femme et son fils avec des armes à feu.

Les responsables de l'Association des Commerçants observent une insuffisance des moyens de préventions et la nécessité de prévoir des policiers en uniformes pour limiter les hold-up.

Le propriétaire de la bijouterie braquée souhaite apporter un complément d'information sur le déroulement des événements lors du braquage.

Le premier point soulevé fut son incapacité à obtenir un opérateur Police Secours en raison d'une attente prolongée lié à l’encombrement des lignes.

Ensuite, le « refus », selon les dires de témoins, de fonctionnaires de police refusant de se rendrent sur place malgré les sollicitations des passants.

Enfin, ce sont les délais d'interventions trop longs qui ont permis aux malfaiteurs d'extraire leurs complices bloqués et de prendre la fuite en emportant le butin de leur forfait sans être inquiétés.

Monsieur DOUCE est catégorique, s’il s’avère que des fonctionnaires n’ont pas été réactifs, ils tomberont sous le coup de sanctions graves.

Il transmet plusieurs numéros aux bijoutiers, dont celui du Secrétariat de la BAC, pour prévenir ce genre de désagréments en cas de braquage.

Monsieur DJELLIL, collaborateur du conseiller Municipal BOUALEM, informe l'auditoire des démarches entreprises par l'élu de la mairie de Marseille en direction de Monsieur MARX, Préfet de Police, de Monsieur MENNUCCI, Maire du 1er Secteur et de Monsieur J.C. GAUDIN.

Tout en précisant que ce dernier ne pouvait imaginer une absence de soutien de l'ensemble des acteurs de la ville dans la détresse et les difficultés rencontrées par les commerçants.

Il rappelle que ces démarches ont été motivées par les sollicitations de Monsieur ADDI, bijoutier au 19, rue National et Monsieur COHEN, bijoutier à la Rue D'Aix, qui ont fait les frais de cette violence aveugle.

Que l'élu eût déjà saisi les autorités concernant d'autres secteurs de la ville et qu'il était naturel de soutenir toute initiative pouvant permettre « l'éradication » de cette problématique des hold-up.

Monsieur DJELLIL défend l'idée qu'il faut que nos institutions y compris préfectorales et policières puissent avoir des interlocuteurs  identifiés et reconnus.

Alors, il propose aux bijoutiers d’initier la création d’une association ou d’une fédération des bijoutiers de la rue d'Aix à l’instar des Comités d’Intérêts de Quartier (CIQ) pour palier cette absence de représentativité.

Les bijoutiers donnent un échos favorable à l'idée et envisagent de déposer rapidement les statuts à la Préfecture.

Monsieur DOUCE souhaite nous exposer point par point les mesures et les points qui vont êtres déployés  sur le secteur Belsunce dés le week-end prochain.

l        Déclencher prématurément le dispositif « Anti hold-up » avancé par le Directeur Départemental, initialement prévu pour fin décembre, à partir du 28 novembre 2008 ;

l   Affectation d'un équipage sur le secteur Belsunce pour faire l'interface entre l'institution policière et les commerçants ;

l        La possibilité de détacher un équipage CRS est envisageable dans des délais assez rapides sur l’ensemble de la zone rue d’Aix ;

l        Coordination entre les BACS et les GSP (équivalence BAC en uniformes) pour opérer des patrouilles combinées et plus accrues sur le secteur. 

Monsieur DOUCE pense que ces mesures seront assez dissuasives en particulier en cette période de fin d'année, trop souvent propice pour les attaques de commerces.

Il pense que le renforcement du dispositif par des effectifs de Police Municipale donnerait une force de dissuasion plus importante et une portée plus grande à ces mesures.

Les commerçants prennent en comparaison Marseille à d'autres villes de France où une sécurité permanente est assurée dans les zones dites sensibles en raison de fortes concentrations de bijouteries (Barbes à Paris et Lyon...) pour justifier une présence pérenne au-delà de la simple période des fêtes.

Monsieur DJELLIL rétorque que ces premières mesures sont des éléments de réponses concrets aux craintes des commerçants même si le caractère de court et moyen terme est observé.

Il avance le double avantage de ce dispositif qui amalgamera lutte contre le grand banditisme de proximité et lutte contre la petite délinquance sur la voie publique qui est un des facteurs criminogènes de la rue.

De son point de vue, la mise en place de ce dispositif va dissuader les braqueurs mais aussi mettre un terme aux vols à l’arraché, à la mendicité devant les boutiques et à la présence de vendeurs à la sauvette.

Il souhaite que les policiers détachés spécialement sur le secteur puissent donner un numéro de portable aux commerçants pour amorcer un dialogue direct et jeter les bases d’un retour à la police de proximité.

Concernant le long terme, Monsieur DJELLIL préconise une rencontre avec le Préfet de Police qui a le pouvoir de rendre pérenne ce dispositif sur le secteur Belsunce.

Monsieur DOUCE va dans ce sens en indiquant que si des directives du Préfet de Police lui sont adressées, il pourrait rapidement organiser un dispositif adapté à la porte d'Aix.

Les bijoutiers voudraient que l'éclairage public soit renforcé car la situation actuelle est à l’avantage des bandits et ils plaident pour que la vidéo urbaine soit introduite dans la rue d'Aix..

Pour Monsieur DOUCE tout cela est du ressort de la municipalité de Marseille toutefois, en cas de consultation sur le sujet, il donnerait un avis favorable à la Mairie de Marseille.

Monsieur DJELLIL s'engage pour que Monsieur BOUALEM puisse saisir Monsieur MENNUCCI et Monsieur J.C. GAUDIN sur la question de l'éclairage et sur la vidéo surveillance qui a déjà reçu l'approbation du Préfet de Police pour une généralisation sur le centre-ville.

Les bijoutiers proposent de se rencontrer dans 15 jours pour évaluer le dispositif et discuter de son amélioration ou de son renforcement en cas d'insuffisances…

Je suis donc, en ma qualité d'élu de la ville de Marseille, très heureux que nos services de police puissent répondre de façon concrète et opérationnelle aux doléances de nos concitoyens.

Je salue aussi le courage et le mérite de ces bijoutiers qui exercent une profession à haut risque et qui doivent faire face à des individus qui ne reculent devant rien pour obtenir le salaire d'un labeur acquit honnêtement.

Je compatis avec ceux et celles qui se retrouvent seuls pour guérir les séquelles et les stigmates laissées par les épreuves endurées.

C'est parce que nous aimons Marseille que nous ne pouvons pas la laisser aux mains de criminels qui font fi de toutes considérations humaines pour leurs victimes.

Mon discours est celui de la compassion pour les victimes et celui de la fermeté pour ces malfaiteurs qui n'ont aucune considération pour la vie d’autrui.

J’ai pu observer qu’un commerçant de la Palud, ami du bijoutier décédé, avait participé à cette réunion et je m’en réjouis car je reste solidaire des riverains et des commerçants de la rue de la Palud qui subissent de plein fouet les affres de cette criminalité.

D’ailleurs, c’est à ce titre que j’avais saisi Monsieur le Préfet de Police pour lui faire part de mes inquiétudes sur la banalisation et la fixation d’un foyer d’insécurité dans cette rue.

Parce que la sécurité est l'affaire de tous, j'espère compter, Monsieur Le Maire, sur votre soutien pour soulager nos populations de ce gangstérisme primaire qui gangrene nos rues.

Je vous prie de croire, Monsieur le Maire, à l'expression de mes sincères et courtoises salutations.

                                                                                                                       

M. BOUALEM

 

 



30/01/2009
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