Fraternité Populaire & Patriotisme de Combat

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Droit de Réponse Journal l'UNION - REIMS



En tant qu’ancien du quartier, du haut de mes 37 ans, j’ai été interpellé par le contenu de votre article.

S'il a le mérite de pousser à la réflexion ou de provoquer le débat sur le terrain des idées en revanche la méthode n’est pas très conforme à la règle journalistique pour traiter ce type de sujet.

Je ne souhaite pas transformer mon intervention en pugilat ni me substituer à la morale humaine en revêtant les vêtements d’un inquisiteur qui dénoncerait la ligne rédactionnelle du journal.

Toutefois, il est vrai que l’on est bien loin de l’esprit de la Résistance (organe de presse des compagnons de la Libération) qui avait animé pendant longtemps la Rédaction du journal.

Moralement, cela ne se fait pas et déontologiquement, il aurait été censé de faire s'exprimer les différents protagonistes du quartier.

L'absence d'objectivité réside dans le fait d’avoir, volontairement ou non, mis en lumière le point de vue de gens qui portent, à tort ou à raison, un certains nombres de griefs ou de ressentiments à l'encontre du quartier Orgeval.

Dès lors, l’objectivité s'en sent éprouvée et le contenu de l’article s’en retrouve altéré.

Je ne souhaite pas faire de procès d'intention au journal l'Union car par le passé vous avez élaboré d'excellents articles sur le quartier – Association Agora, le vieux Fatah qui vivait dans une cave, les témoignages de sympathie du quartier pour le jeune Nabil mort dans un accident de la route ou encore la mosquée du quartier...

Toutefois, dans ce cas de figure précis la sagesse journalistique n’a pas su imposer le point de vue de ceux qui aiment leur quartier et qui y vivent depuis parfois 3 générations.

Le défaut majeur de l'article, c’est la mauvaise utilisation de la sémantique. On peut par exemple lire : « Français classiques », « Français de souche », « D’origines françaises et Maghrébines »….

Je considère que la République a su faire abstraction de ces critères ethniques pour mieux les dissoudre dans la communauté nationale. Plusieurs communautés mais une République, Une et Indivisible.

Ces qualificatifs, nous rappellent combien la problématique de la citoyenneté est toujours d'actualité car 70 ans après les premières vagues d'immigration, nous n'avons toujours pas la volonté ni le courage politique de désigner nos jeunes comme des citoyens français à part entière.

L’autre erreur de cet article est de donner l’impression que toute la population, désignée ici comme de « souche française », souhaite fuir l’enfer du ghetto d’Orgeval et s'expatrier vers d'autres cieux plus cléments.

Pourtant, il suffit de consulter les demandes de mutations auprès des bailleurs pour constater que la proportion de français, avec des noms à consonances étrangères, est égale voire supérieure à ceux qui sont à consonance européenne.

Ce point est très important puisqu'il reflète une réalité d'Orgeval, ce sont les populations les plus précaires qui aspirent à partir.

C’est la précarité qui fixe les populations dans ces zones et si les municipalités avaient respectées la loi sur les 20 % de logements sociaux, nous ne serions pas confrontés à cette ségrégation territoriale.

« Les Maghrébins ont pris possession du quartier, font régner leurs lois et leur culture ». Jusqu'à preuve du contraire Orgeval n'est pas une zone de non droit ni un territoire perdu de la République...Force doit rester à la loi.

Il suffit donc de consulter les statistiques de la police pour observer que les jeunes d'Orgeval sont nettement moins impliqués dans des faits-divers ou des actes délictuels graves que les jeunes des autres quartiers de Reims.

En outre ni la République ni la laïcité n'obligent un citoyen à abandonner sa culture ou sa religion d'origine. La liberté de conscience et de culte est assurée contrairement à l'assimilation qui a montrée ses limites.

Les jeunes ont une identité nationale à l'instar de tous les citoyens mais souhaite entretenir, respectueusement, des affinités profondes à l'égard de leurs cultures d'origines.

Ils ont reçu une éducation républicaine et ils contribuent, par cette diversité, à faire de la France, un pays d'ouverture et de tolérance.

D'ailleurs la photo qui accompagne l'article montre une tout autre vérité. On y voit une femme voilée prélevant de l'argent au guichet de la Poste qui, d'ailleurs, pourrait demander des comptes à l'Union pour utilisation abusive de son image.

Pour moi, ce n'est pas la femme le problème, c'est le guichet de la Poste. En effet, la Poste qui a déserté le monde rural est en passe de reproduire la même chose dans nos quartiers. C'est un des piliers du service public qui est menacé d'une privatisation dangereuse pour les citoyens mais aussi pour les salariés qui verront disparaître leurs acquis sociaux et leurs droits.

Il est excessif d'entendre se rétorquer que « les jeunes n'ont aucun respect pour nous. Je pense que si j'étais maghrébine, je serais mieux considérée ». Par expérience, j'affirme que ce sont les zones urbaines les plus frappées par la précarité qui produisent le plus de solidarités et d'échanges amicaux.

Les communautés vivent en bonne intelligence, j'en veux pour preuve l'absence de rixes opposants les communautés entre-elles. Les initiatives interculturelles sont riches et Orgeval n'échappe pas à cette règle.

Le terme « considération » est un terme fort mais en réalité si les citoyens ne se considèrent plus entre-eux, c'est parce que l'Etat ne considère plus ses concitoyens.

« A Orgeval, la population française de souche ne se sent plus chez elle ». Là encore, le constat est erroné car en réalité les immigrés sont largement en minorité par rapport aux français de « souche européenne ». Le problème, c'est la visibilité sociologique de ces populations car elles ont étés concentrés dans des zones géographiques du quartier qui donne une impression de surpopulation des immigrés par rapport aux autres communautés.

Sur 10.000 habitants que compte le quartier Orgeval, il n'y a que 2 ou 3000 immigrés en tout et pour tout. Ces chiffres sont un argument qui contredit cette hypothèse malsaine et nauséabonde qui voudrait que immigrés fourmillent dans le quartier.

Il y a un grand nombre d'endroits à Orgeval où il n'y a ni noirs ni arabes alors peut-on aussi parler de ghetto Blanc ?

« À Orgeval, une jeune fille qui se balade seule et sans voile est cataloguée comme s....... par les jeunes ». Je suis interloqué d'entendre de telles inepties car je convie tous les politiques, les journalistes ou autres observateurs indépendant à se rendre à Orgeval pour constater la non prolifération de jeunes filles voilées et qu'il n'y aucun signe ostentatoire visible d'une poussée d'islamisme dans le quartier.

Il est d'ailleurs étonnant de voir que les filles qui ont rejetées en bloc les accusations de l'article ne portaient pas le voile et n'avaient aucuns liens particuliers avec une nébuleuse islamorgevalienne.

Quand aux filles qui portent le voile, cela est tout à leur honneur et c'est un acte de foi que la République, encore une fois, ne réprouve pas puisque l'expression de la foi en dehors de l'espace public est garantie par les lois.

« L'intégrisme n'est jamais loin et favorise des comportements d'intolérance », témoigne un ancien employé de la maison de quartier ». Un ancien de la maison de quartier ? Retenez bien ce détail.

Connaissant personnellement les responsables des mosquées du quartier pour avoir beaucoup travaillé avec eux, je peux garantir qu'ils défendent un culte pacifique et respectueux de la laïcité.

Et je sais qu'ils n'hésiteraient pas à dénoncer officiellement et publiquement toute dérive sectaire ou groupusculaire sur le quartier.

Je reviens sur la question de l'ancienneté de l'employé. Aujourd'hui, l'Etat a cessé de subventionner ces structures (MJC, Centres Sociaux) car elles ne participent plus à l'instauration d'une paix sociale durable.

En premier lieu, la maison de quartier a toujours considéré la mosquée comme un rival sur le quartier. En effet, la mosquée ayant aussi une vocation sociale qui a effectué un travail de proximité indéniable à l’instar des JOC.

En second lieu, ces structures d'avoir largement contribuer à la déliquescence de nos quartiers. Ils ont jetés les bases d'un assistanat à outrance en organisant des activités de consommation qui ont sapées les fondements républicains.

Au lieu d'enseigner l'autonomie à nos jeunes, ils leur ont servit de la dépendance.

Non seulement ces structures ont largement profité de l'argent public, de notre argent, celle du contribuable pour des résultats insignifiants. Si elles existent, c'est parce qu'elles se nourrissent de cette misère qui frappe les quartiers car plus une population se paupérise, plus elles touchent des subventions.

« Le problème, ce sont les jeunes. Les jeunes, ça ne va pas. » OUF !!!! Je suis soulagé de savoir qu'Orgeval est à l'image de tous les quartiers de France.

TCR , nous dira-t-on !

Toxicomanie : Il y a en effet un problème de toxicomanie et tout le monde sait qu'un secteur devient très vite criminogène en cas d'implantation d’un réseau.

L'Union Européenne, l'Otan, l'ONU...combattent le fléau des stupéfiants alors je ne vois pas comment Orgeval pourrait échapper à cette réalité. Le monde est en guerre contre la drogue et Orgeval n'est qu'un de ses nombreux champs de batailles.

Chômage : Est-il normal qu'une zone commerciale (Reims-Nord) puissent être implantée dans un quartier et ne pas proposer de travail aux jeunes. Il suffit de voir la provenance des salariés de cette zone pour s'apercevoir qu'une grande majorité vient des départements limitrophes au nôtre.

Tout comme, il est anormal de voir des entreprises bénéficier des exonérations de charges proposées par les zones franches et de ne pas embaucher des jeunes du quartier (préalable avant leur implantation).

Où est l'application de la charte de diversité dans les entreprises françaises ?

Rejet : Est-il normal de voir que nos jeunes sont exclus des meilleures écoles, de se voir refuser une citoyenneté qu'ils ont cent fois méritée, qu'ils soient en permanence stigmatisés ou qu'ils se voient refuser le droit aux loisirs ?

Un pouvoir d'achat en berne, une récession qui guette, une précarité des foyers en hausse, explosion du surendettement des foyers, des logements inaccessibles, des études de plus en plus onéreuse, des foyers modestes en permanence ponctionnés, des cadres qui se voient dévalorisés dans leur travail, des attributions d'emplois octroyées par clientélisme, une corruption des élites politiques flagrantes...Ce ne sont pas les jeunes le problème, c'est la France qui connaît des problèmes.

« Jamais aucun problème », raconte une « blanche » du quartier Poincaré ». Le terme « blanche » me replonge dans l'Amérique profonde des années 1930 où les lois ségrégationnistes géraient les relations entre noirs et blancs.

« Surtout, il ne faut pas répliquer car sinon « c'est la voiture qui brûle, l'appartement qui est cambriolé. Ils considèrent que le quartier leur appartient ». Quand une voiture brûle, c'est l'ensemble des habitants qui pâtissent des retombées négatives de cet acte. La criminalité, comme la précarité, est aveugle dans le choix de ses victimes. Immigrés ou pas, nous sommes tous égaux devant la folie furieuse d'une minorité active qui créée un déficit d'images positives pour le quartier.

Doit-il y avoir une responsabilité collective pour des actes déviants commis par une poignée d'égarés ? Ce concept de responsabilité collective a longtemps fait les choux gras d'une droite nationaliste et xénophobe car je le dis Orgeval n'est pas à feu et à sang.

« Même la police n'aurait pas voix au chapitre » Pourtant, c'est les politiques qui ont mis un terme à la police de proximité malgré les demandes récurrentes des habitants en terme de sécurité publique.

Il y a un commissariat de police sur la place de Fermat qui n'a jamais fait l'objet d'incendie criminel alors que la plupart des commissariats de quartier disséminés sur le territoire national sont mis à sac ou incendié.

Des jeunes bacheliers du quartier ont intégré les forces armées et la police et les initiatives abondent en ce sens. Nous avons fait venir le bus Info Police et organisé des débats pour faire l'interface entre les jeunes et l'institution policière.

La difficulté, c'est que la hiérarchie policière traîne les pieds pour établir les assises d'un dialogue constructif et sincère. Les positions sont figées et chacun accuse l'autre des pires maux mais la réalité, c'est que la Police est un « mal nécessaire » et que l'abandon de nos cités, un crime immoral et condamnable.

« Quand elle vient la police, les jeunes du quartier arrivent aussitôt à une centaine. À se demander d'où ils sortent… La police, elle, repart », affirment plusieurs habitants ». Il est quand même étrange de voir un nombre important d'équipage de police sillonnER le quartier sans prendre la poudre d'escampette ou se faire caillasser.

Il faut relativiser et remettre les choses dans leurs contextes. Il serait, du point de vue, de l'éthique et de l’honnêteté intellectuelle, important de parler des dérives de certains policiers qui font un usage abusif de leurs Flash-Balls. De tels agissements discréditent l'ensemble du corps policier.

A Orgeval, la police peut tranquillement circuler, toutefois, si certains policiers font de l'abus de pouvoir alors oui la réaction des jeunes est compréhensible.

La Police est la bienvenue mais les provocateurs dans leurs rangs sont persona non grata à Orgeval...Quand des policiers ivres tirent sur des clients d'un restaurant ou tonnent des chants nazis en faisant usage de leurs armes dans un bar, cela est bien plus grave que de recevoir une pierre sur sa voiture...................................Persiste et signe.

« Une affiche est collée sur la porte du coiffeur pour dames. Impossible à comprendre, c'est écrit en langue arabe. Autre réalité qui caractérise notre quartier : L'illettrisme et l'analphabétisme. Il est donc inutile de voir dans ce cas de figure l'emprunte du communautarisme mais uniquement l'utilisation de la langue d'origine comme moyen d'information.

« Dans les commerces, difficile de trouver du porc, que ce soit dans les boucheries ou encore à la boulangerie, où les pâtés en croûte champardennais sont introuvables. », explique Mohamed Zaïda, président de l'association des Algériens de la région qui a ses locaux à Orgeval ». M Zaïda, attendez-vous à en prendre plein votre grade !

Si il n'y a plus de pâtés en croûte champardennais à la place de Fermat, c'est simplement parce que les commerces qui vendaient ce type de produit ont baissé leurs rideaux car ils n'étaient plus en capacité de tenir tête à l'enseigne commerciale CORA.

Un artisan boulanger vend sa baguette de pain 80 cts d'Euros, CORA la vend 20 cts d'Euro, un primeur ou maraîcher vend son kilo de carottes 2 Euros, CORA, grace aux producteurs, vend ce kilo 1, 20 Euros, la boucherie chevaline qui vendait ces pâtés en croûte champardennais à 4,50 Euros voit une concurrence déloyale avec CORA qui vend les mêmes pâtés à 2,20 Euros...

Oui, l'implantation d'une zone commerciale, en l'occurrence CORA, a tué le commerce de proximité, elle a accélérée le processus de désertification économique d'Orgeval.

Ce ne sont pas les arabes qui remplacent les commerces français, c'est la grande distribution qui a fait partir les commerces de proximités. Pourquoi, le Législateur n'a-t-il jamais renforcé les mesures de protection des petits commerces, la réponse... les taxes ! Combien rapporte à l'Etat et à la Commune une zone commerciale et combien rapporte un petit commerce ?

Deuxième facteur, il est lié à l'obédience religieuse de certaines populations. Depuis quelques années, il y a une forte demande de produits Hallal, que l'on ne trouve pas à la boucherie chevaline, pour respecter l’abattage rituel islamique.
Dernier facteur, la sociologie des habitants qui sont souvent en voie de paupérisation ou en phase de précarité extrême. Le pouvoir d'achat est en baisse et le panier de consommation des foyers français en pâtit alors on fait ces courses chez pas cher.

Ni HM ni Monoprix ne viendront à la place de Fermat, ils préfèrent laisser la place à ces magasins qui vendent leurs produits à très bas prix, avec une qualité parfois discutable, car ils répondent aux besoins d'une population précaire.

En raison du tracé du Tramway, pourquoi ne pas délocaliser le magasin ALDI dans le quartier, cela relancerait l'attractivité économique du secteur Orgeval ?

« Qui a eu l'idée idiote de regrouper les communautés étrangères dans les même quartiers au lieu de les disperser dans toute la ville ? ». Il y a 30 ans, ces HLM symbolisaient l'accession à des logements décents avec la possibilité de profiter de l'eau chaude et d'un confort relatif.

Il y a aussi les communautés elles-mêmes qui aspiraient à rester ensemble pour supporter les affres du déracinement et préserver une certaine nostalgie du pays d'origine.

Au lieu de les disperser dans toute la ville ? J'invite monsieur Zaïda à replonger dans l'urbanisme de l'époque car il n'y avait pas de ville au sens urbain comme on pourrait l'entendre aujourd'hui mais des quartiers urbains enclavés dans des zones marécageuses. Wilson, Croix-Rouge ou les épinettes, les immigrés ont été implantés là-bas aussi prouvant qu'il y a eu une dispersion des familles sur l'ensemble du territoire communal.

« Le représentant des Algériens ne soutient pas la main mise d'une communauté sur un quartier ».
Depuis des années, ce monsieur ne s'est soucié que d'une seule et unique communauté, la sienne oubliant d'affirmer que Orgeval c'est aussi des Espagnols, des Portugais, des Polonais, des Marocains, des Tunisiens, des Juifs.....A mon sens, c'est la communauté nationale qui prime sur la sienne et pas l'inverse.

D'ailleurs même la communauté algérienne du quartier ne lui reconnaît plus la légitimité de s'exprimer en son nom.

« Je ne trouve pas normal qu'une dame de 70 ans aille au Cora à pied » Et pourquoi ne pas aborder la question de l'isolement de nos Seniors ou de la gestion lamentable de la politique d'accompagnement de fin de vie de ces populations ?

« Le jour où ils s'y mettront, ils voteront pour le premier Algérien qui se présentera » Pourquoi, un Algérien ? Très réducteur dans son analyse ce monsieur.

« S’ils ont grandi dans la haine, ça donnera quoi ? » Le vote est un devoir et un droit dont le pilier central est le libre arbitre contrairement à une dictature qui repose sur la contrainte.

Les seuls partis haineux ou extrémistes (hors gauche ou droite républicaine) ne sont pas arabes car il n'existe pas en France de parti xénophobe anti-blanc. Même plein de haine, un algérien belliqueux envers la France n'aurait que les élections algériennes pour exprimer ses désaccords car en France, le socle électoral repose sur des bases républicaines.

« Les filles ici, je les connais. 70 % de celles qui mettent un foulard ne le font pas pour la religion et il ne faut pas croire qu'elles le portent du matin au soir. Quand elles vont danser le soir, le foulard il reste à la maison ». Tiens, je ne savais que monsieur Zaïda était du genre à aller en boite la nuit pour observer celles qui dansent sans porter le foulard.... Ca c'est pas bien d'espionner les filles en discothèques.

« Seule une minorité est forcée de le mettre ». Comment, des filles victimes de sévices religieuses et aucune réaction de la part de monsieur Zaïda. Ce monsieur commet un acte répréhensible : non assistance à personne en danger car une fille victime de ce type de contraintes encoure les mêmes dangers qu'une fille victime de mauvais traitements.

Si il est si bon citoyen que cela, le monsieur Zaïda, il devrait signaler d'urgence à la police ou aux services sociaux ces agissements. Je constate que sa passivité, puisqu'il connaît ces filles, est une forme d'approbation (le silence est approbateur) et qu'il est complice d'un état de fait qui devrait être rapporté à l'autorité.

Premier réflexe : « Madame Hazan donnez-nous les subventions promises lors des élections ». Si je n’étais pas sérieux, je dirais, comme l'adage, que les promesses n'engagent que ceux qui y croient.

Il n'est jamais allé au devant des jeunes lors des émeutes de novembre 2005, il n'a jamais mis en place une cellule de travail pour apaiser les relations jeunes/police et il ne s'est jamais impliqué pour combattre ce mal qui ronge nos sociétés modernes, l'intolérance.

A choisir, il vaut mieux allouer des subventions aux jeunes français plutôt que de rétribuer ce genre d'individu qui voit en la Mairie une vache à lait.

Ce monsieur a omit une chose en dénonçant madame Hazan. C'est que Reims depuis 50 ans a toujours eu une majorité municipale de droite (sauf un ancien maire communiste - il y a des lustres déjà !) et que si il y a des abus à dénoncer, ce sont ceux des anciennes équipes municipales.

Je n'ai pas d'inimitié envers madame Hazan même si nous avons eu par le passé des échanges houleux ensemble (elle était députée européenne) mais ce serait faire un procès d'intention à une personne qui vient depuis à peine 6 mois de prendre en main les rênes de la ville.

Elle vient d'hériter d'une gestion catastrophique de la politique de la ville qui remonte à plusieurs décennies déjà alors il faudra s'armer de patience pour voir sur le terrain les signes significatifs d'un changement.

Je suis un fervent partisan de la Social-démocratie, ce qui ne m'empêchera pas de féliciter madame Hazan en cas de réussite ni d'être son détracteur en cas d'échec mais toujours dans le respect des individus.

Monsieur Zaïda, vous avez sali ma religion, ma communauté, les habitants de mon quartier et ceux qui se battent chaque jour pour que le choc des civilisations ne soit plus qu'un lointain souvenir.

Si une personne est à dénoncer dans cet article, ce n'est pas le maire de Reims ni le journaliste ou la rédaction de l'Union mais les gens comme vous.

Il a utilisé le journal comme tribune politique pour quémander des subventions, c'est un comble.

Nous sommes fiers d'être des jeunes d'Orgeval, nous sommes fiers de respecter nos anciens, immigrés ou pas, nous sommes fiers de voir de plus en plus de jeunes délaisser les prisons pour revenir dans les mosquées et nous sommes fiers de voir plein de jeunes réussir dans les études car lorsque cette société sera prête à leur accorder sa confiance, ils seront nos meilleurs ambassadeurs auprès de la République Française et de la société civile.

Laissez les jeunes français s'exprimer sur leurs problèmes car ils le font toujours de façon humaine et sincère.

Mon mot de conclusion est adressé à ces habitants qui se sont exprimés dans cet article et qui méritent d'être entendu dans leurs détresses mais aussi pour qu'ils apprennent à écouter celle des autres.

Mon nom est Omar DJELLIL, je vis à Marseille et mon coeur est aussi à Orgeval.

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03/04/2010
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