Fraternité Populaire & Patriotisme de Combat

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La lettre du President - Janvier 2009



LA LETTRE DU PRÉSIDENT

Les Français, comme les marseillais(e)s, sont inquiets pour leur avenir, ils voient leurs rêves s'évanouir dans une conjoncture faite de stagnation des salaires et de concurrence mondiale.


Les chances de s'en sortir deviennent comme un jeu de somme nulle où les rêves des uns se réalisent aux dépens de ceux des autres.

Je pense aussi aux classes moyennes et ouvrières de Marseille qui n'ont pas l'impression d'avoir été favorisées en raison de leur appartenance sociale.

Pourtant, leur expérience est l'expérience du travail, ils n'ont hérité de personne, ils sont partis de rien.

Ils ont travaillé dur toute leur vie, souvent pour voir leurs emplois se précariser un peu plus chaque jour et leurs faibles retraites partir en fumée.

Alors, quand on leur dit que les crèches et les écoles connaissent une pénurie grave de places, quand on leur dit que leur peur de la délinquance est une forme de préjugé ou de racisme, quand on leur dit qu'ils sont à la 33.000ème place pour l'obtention d'un logement HLM, quand on leur dit que l'état financier de leurs collectivités est en piteux état alors la rancœur s'accumule au fil du temps.

Je comprends cette colère, que je partage en tant qu'associatif, car comment ne pas être révolté devant le spectacle de cette femme qui a du mal à briser le plafond de verre dans l'échelle hiérarchique, du senior qui a été licencié ou de la dangereuse dégradation sécuritaire de notre Centre-ville.

Sans parler de ces écoles délabrées qui dérobent leur avenir à nos enfants et de cette précarité, aveugle sur le choix de ses victimes, qui frappe les marseillais(e) sans distinctions de races, d'handicapes ou de religions.

Cette fois-ci parlons de la façon de briser ces tabous que la société française a érigée en culte et qui empêchent la mise en place de toute reforme nécessaire pour renflouer notre pays.

Cette fois nous devons dire que le vrai problème n'est pas que quelqu'un qui ne vous ressemble pas puisse vous prendre votre travail mais que l'entreprise pour laquelle vous travaillez depuis 20 ou 30 ans va délocaliser dans le seul but de faire du profit.

Nous voulons parler de ces usines qui se vident le temps d'un Week-End...avec à la clef, la perte de centaines d'emplois qui faisaient vivre des français de toute origine, de toute région et de toute profession.

Nous devons parler de ces usines qui ont fermés leurs portes par la faute d'un système financier spéculateur et immoral.

Nous devons parler de la précarité du milieu hospitalier, de nos Seniors qui sombrent sous les effets de la précarité et de l'isolement et des services d'Urgences, peuplées de patients qui n'ont pas d'assurance santé.

Je veux parler de ces hommes et ces femmes de toutes confessions qui servent, qui combattent et versent ensemble leur sang sous le même drapeau dans des guerres qui n'auraient jamais dû être autorisée et qui n'auraient jamais dû avoir lieu.

Il est tant d'en finir avec cette politique de collusion et de compromis entre nos politiques et des leaders communautaristes en quête de reconnaissances et de privilèges.

Ces communautaristes, parfois sectaires, n'ont eu de cesse de stigmatiser le racisme dans notre société et d'en avoir parlé comme si rien n'avait changé, comme si nous n'avions pas accompli de progrès, comme si ce pays était encore prisonnier de son passé tragique.

Il faut que les parents marseillais apprennent à leurs enfants que même s'ils sont en butte aux difficultés et à la discrimination, ils ne doivent jamais succomber au désespoir et au communautarisme.

C'est en identifiant les souffrances de l'autre que Marseille montrera qu'elle pourra se parfaire dans son sincère désir de changements.

Je ne serais pas aussi attaché à Marseille si je ne croyais pas sincèrement que c'est ce que recherche l'immense majorité des marseillais(e)s pour leur ville.

Ce que je sais, ce que j'ai vu, c'est que Marseille parfois peut changer parce que c'est là  que réside le vrai génie de cette ville.

Ce que nous avons déjà accompli nous donne de l'espoir, l'audace d'espérer, pour ce que nous pouvons et devons  accomplir demain.

Lutter contre la paupérisation des ménages marseillais, c'est aussi imposer notre capacité à lier des alliances indispensables avec les autres pour un changement véritable.

Être marseillais, ce n'est pas le revendiquer mais le vivre.

Je ne me sens ni de Droite ni de Gauche mais CLAIREMENT MARSEILLAIS.






16/12/2008
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