Fraternité Populaire & Patriotisme de Combat

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Lettre ouverte aux commerçants du 1er Arrdt.


Lettre ouverte aux commerçants du 1er secteur

 Sécurité à la Canebière, la question mérite d'être posée :

Vandalisme, agressions, errance, incivilités… si les vocables sont nombreux et les actes multiformes, tous génèrent de l'insécurité sur le 1er Arrondissement de Marseille.

Le besoin de sécurité reste une préoccupation fondamentale pour les commerçants qui subissent la dégradation de leur lieu de travail.

Comment espérer attirer une clientèle qui vient chercher en centre-ville une offre mêlant "l'achat plaisir" et le loisir avec une insécurité de plus en plus visible ?

Il est important de noter que la sécurité est d'ailleurs un souci constant et une des conditions au maintien ou au développement des activités économiques, les commerces étant un élément fondamental du tissu social du Centre-ville.

Je n'hésite donc pas à affirmer d'ailleurs que cela est bien plus qu'un simple besoin mais un droit fondamental garantit par nos lois. Il est donc naturel qu'en tant qu'élu du 1er secteur, je m'associe pleinement à vos craintes.

Je constate qu'un grand nombre de commerçants  vivent en permanence l'insécurité

dans le quartier. Ils subissent de manière continue cette insécurité ambiante qui risque d'aboutir à la remise en cause de leurs vocations, ou de leurs emplacements.

La convivialité du centre-ville et de la Canebière en particulier semble aujourd'hui compromise et menacée.

Je partage le triste constat des commerçants du premier secteur lorsqu'ils me disent que l'insécurité empoisonne la vie économique, dissuade le consommateur et décourage le professionnel.

L'insécurité est un facteur négatif de votre environnement commercial. J'observe que l'incidence dissuasive de cette insécurité sur le consommateur est sans commune mesure avec les difficultés de stationnement ou de circulation.

Pour le commerçant, l'insécurité est de deux sortes :

• Une insécurité économique, liée aux paiements (chèques impayés, chéquiers volés, «Yes Card» et toutes les arnaques aux paiements) ;

• L'insécurité sociale, au quotidien, faite d'agressions, de vols de toutes sortes mais aussi des dégradations provoquées par les  tags.

Je tiens à préciser que la présence de tag reste extrêmement "dérangeante" pour le client, leur trace est souvent pérenne. Elle est encore plus visible quand le magasin est fermé.

Parmi les éléments qui provoquent également un sentiment d'insécurité, la présence perturbante des SDF et des dealers devant les présentoirs et les vitrines de vos commerces.

C'est d'ailleurs dans le secteur piéton du centre-ville que les commerçants sont les plus nombreux à la déplorer (65% se plaignent des SDF et 47% des dealers) selon une enquête que j'ai diligentée.

Il est important de savoir que la municipalité a décidée de concentrer l'ensemble des associations caritatives, humanitaires et de lutte contre la précarité dans notre secteur.

Or, je défends l'idée que ces associations devraient être disséminées sur l'ensemble du territoire de la commune afin de prévenir une concentration abusive de population précaire dans un seul et même endroit.

Nous ne pouvons porter seul le poids de la précarité de nos concitoyens au détriment de notre tranquillité publique et de la sécurité.

Cette insécurité latente a également des effets en terme d'animation et de qualité de vie. En dehors des heures d'ouvertures, chacun tire les grilles ou le rideau de fer. Cela donne un air triste au centre-ville, qui serait bien plus beau et plus vivant si l'on pouvait laisser les vitrines ouvertes et illuminées.

C'était le cas il y a une trentaine d'années, mais aujourd'hui c'est un luxe que l'on ne peut plus se permettre !

La banalisation de cette insécurité a une incidence directe sur le budget des commerçants.

La prolifération de systèmes de télésurveillance, qui viennent renforcer les moyens traditionnels que sont les alarmes, vitres blindées et grilles de protection, se répercute sur le chiffre d'affaire du commerçant déjà surtaxés.

Tout cela finit par avoir un coût considérable surtout si l'on y ajoute le coût de l'assurance.

Il faut savoir qu'un cambriolage représente au moins une journée d'activité perdue, entre les déclarations à faire au commissariat, l'inventaire du vol, les formalités, la remise en état du magasin, et parfois beaucoup plus si il y a des travaux lourds de réparation à effectuer.

Pour beaucoup de gens, le vol à l'étalage reste marginal, presque mineur... C'est une erreur, et les commerçants savent bien, eux, l'importance que cela peut avoir. Le vol à l'étalage, associé aux circuits de recel, représente un volume financier équivalent au marché de la drogue.

Il est désormais urgent de s'interroger et de travailler ensemble en partenariat avec tous les acteurs concernés par les enjeux de la sécurité.

C'est pour définir, à vos côtés, une nouvelle politique de sécurité et de tranquillité publique que je vous propose mon Contrat de Sécurité et de Proximité (CSP).

En contractant ensemble ce CSP, je m'engage à faire de la sécurité sur le 1er secteur une priorité absolue et une réalité républicaine. 

Mes premières mesures concrètes seront de détacher un interlocuteur municipal auprès des associations des commerçants et des représentants des commerçants du 1er secteur.

Créer un service « TAG » dont la vocation première sera de détacher un agent sur demande des associations commerçantes pour opérer des interventions de nettoyages en direction de commerçants victimes de ce fléau.

Définir des secteurs de présence policière et de la Police de proximité en relation avec les représentants des Associations de commerçants et la Mairie.

Associer les commerçants au choix des implantations de caméras de vidéosurveillance (vidéo urbaine) et dans la définition du périmètre du décret "anti-mendicité".

Ouvrir un bureau de plaintes spécialisé pour les commerçants afin de permettre une meilleure collecte des "faits", sans handicaper l'activité des commerçants.

Organiser une "main-courante" spécialisée pour les commerçants pour les faits mineurs tels que les tags, le vagabondage sur la voie publique ou vols à l'étalage. Un formulaire de dépôt de plainte simplifié comme le font déjà certaines enseignes de la Grande Distribution doit être institué dans cet objectif.

Ce dispositif de "main-courante" et de "dépôt de plainte simplifié" permettrait également de participer au repérage et au recensement des tags.

Je proposerais l'élection de commerçants volontaires pour devenir Correspondants De Sécurité (CDS). Ces correspondants assureront la liaison, d'une part avec la Chambre de Commerce et d'Industrie (CCI), et d'autre part avec les services de Police, pour faire fonctionner cette main-courante et mettre en oeuvre le dépôt de plainte simplifié.

Ce réseau de correspondants jouera également un rôle de relais vers la Chambre de Commerce et d'Industrie et la Mairie de secteur pour assister les commerçants victimes d'agression, afin qu'elle les écoute et les conseille sur la meilleure solution en cas de difficultés.

Intensifier l'information et la sensibilisation des commerçants en élaborant un "Guide de  Sensibilisation à l'Insécurité et aux Procédures -GSIP- que doivent suivre les commerçants agressés.

Sécuriser les espaces commerciaux en associant les commerçants à l'action de sécurisation de leur environnement dans le cadre du Contrat Local de Sécurité (CLS).

Mise en place d'un Schéma de Développement Commercial (SDC) pour un urbanisme plus sûr. Les commerces, leurs vitrines, leur seule présence présentent un caractère sécurisant pour les quartiers et les espaces publics.

C'est à ce titre que je souhaite mettre en place une politique de revalorisation des enseignes et des vitrines des commerces du 1er secteur en partenariat avec les associations de commerçants.

La mise en place de Schémas de Développement Commercial permettra la viabilité économique du commerce de proximité.

Sécuriser les zones sensibles pour lutter contre l'insécurité dans les quartiers du centre-ville en ouvrant le plateau piétonnier à une semi-piétonnisation nocturne.

Prise en charge de l'amélioration de l'éclairage public des espaces commerciaux qui peut contribuer à combattre le sentiment d'insécurité.

Participer au suivi du Contrat Local de Sécurité, simplifier les procédures de dépôt de plainte, sensibiliser, former et sécuriser ou agir pour un urbanisme plus sûr ne pourront être efficaces qu'avec une implication active de la Chambre Commerce et de l'Industrie et des professionnels qu'elle représente.

La poursuite de mon action en faveur de la sécurité et l'efficacité de mes propositions nécessitent donc une synergie et une réflexion avec l'ensemble des acteurs.

Je souhaite maintenant formuler différentes propositions et remarques tendant, d'une part, à adopter des mesures spécifiques au commerçants en matière de sécurité et, d'autre part, à faire d'eux des partenaires de la prévention et du maintien de l'ordre.

Adoption de mesures spécifiques aux commerçants :

·        Faciliter l'indemnisation des commerçants victimes d'actes de violence. Pour ce faire, il conviendrait d'engager une négociation avec les compagnies d'assurance pour examiner le barème des primes.

·        Faire prendre en charge par l'État « les surprimes » (généralement exigées par les assurances et les mutuelles) des commerçants situés dans des quartiers sensibles et qui supportent déjà des franchises et des primes particulièrement élevées.

·        Étendre des démarches, comme celle du Fonds de Revitalisation Économique (FRE), institué par la loi « solidarité et renouvellement urbains » du 13 décembre 2000, qui apporte un soutien financier aux commerçants supportant des charges de sécurité.

·        Créer un fonds d'aide aux commerçants. Son instauration, dont l'information serait relayée par les Chambres de Commerce et d'Industrie, garantirait un meilleur remboursement et serait gage de solidarité envers ceux-ci.

·        Faciliter les dépôts de plainte dans les locaux des forces de l'ordre, ce qui garantirait au demeurant une meilleure fiabilité des données statistiques.

·        Instaurer une main courante virtuelle, qui permettrait, de façon dématérialisée, aux commerçants de signaler les faits et actes dont ils ont été victimes.

·        Garantir la sécurité des commerçants en renforçant la présence des forces de l'ordre (Police Municipale et Nationale) sur le terrain.

·        Associer systématiquement les commerçants et leurs représentants à l'élaboration des Contrats Locaux de Sécurité, compte tenu de leur rôle fondamental dans la problématique locale.

·        Faire obligatoirement participer les Chambres de Commerce et d'Industrie, dans le cadre des CLS, au titre du diagnostic de sécurité, des propositions d'action, de leur évaluation et de leur suivi.

·        Faire de la thématique commerce toujours un élément à part entière dans les Contrats Locaux de Sécurité.

·        Envisager le caractère obligatoire de la participation de certaines instances, telles les Directions du Travail, de l'Emploi et de la Formation Professionnelle, à l'élaboration des diagnostics locaux de sécurité. Cela contribuerait à la transversalité entre services publics et, à terme, à une plus grande cohérence des outils de lutte contre l'insécurité sur la commune.

·        Organiser un dispositif de transmission d'informations entre le conseiller de la Chambre de Commerce et d'Industrie chargé des questions de sécurité auprès des commerçants et ses correspondants en mairie et au commissariat.

Parce que je souhaite faire de la lutte contre l'insécurité une réalité républicaine à Marseille -Centre-ville, je ferais de mon Contrat de Sécurité et de Proximité (CSP), un contrat de mandature clair.

Ce contrat moral contracté auprès de vous illustre cette volonté politique qui anime mon engagement envers vous.

Je me présente donc à vos suffrages en plaçant ma candidature sous le signe de l'action et de la proximité pour rendre à notre ville sa tranquillité publique.

Je m'engage à placer ma mandature sous le signe du combat contre l'insécurité mais aussi contre l'envahissement des voitures, contre le manque de place de parking, engagé à donner leur place aux cyclistes, engagé à civiliser les grands axes de transit, engagé à permettre aux quartiers de vivre tranquille, sans bouchons ni pollution...

Ce contrat fera une part large à l'environnement et l'écologie en favorisant des réalisations emblématiques, comme la mise en site propre des couloirs de bus sur le centre ville.

Parce que les commerces de proximité sont les poumons économiques d'une ville, je m'engage à me battre à vos côtés pour faire de vos aspirations une priorité municipale sans démagogie ni effets d'annonces.

Les discours de suffisance, reposant sur des voeux pieux, éclatent en éclat lorsque nos rues deviennent le théâtre de violence urbaine et d'actes d'incivisme en direction des commerçants.

Omar DJELLIL, candidat élections cantonales - Mars 2008

 

                         La volonté d'agir, La force de réussir !

 

 



30/01/2009
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