Fraternité Populaire & Patriotisme de Combat

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Peut-on encore se prononcer sur l’avenir ?


Nicolas SARKOZY est-il l'homme politique qui a su profiter des incertitudes qui émaillent le corps électoral français ou incarne-t-il réellement le renouveau de la politique française ?

La simplicité de cette question révèle en réalité la complexité du contexte national dans lequel évolue notre pays actuellement.

Cette élection est-elle une réponse « adaptée » aux préoccupations grandissantes de nos concitoyens ?

Après une année de mandature, nous pensons que les réformes entreprises  se font sur les vestiges d'une République moribond dont les fondamentaux sont vilipendés au sein même de la population française.

Il est urgent de rétablir une relation de confiance, qui souffre des pratiques du passé, avec les citoyens.

Cette relation « interrompue » montre l'incapacité des gouvernants à honorer les engagements souscrits auprès du peuple lors des différentes échéances électorales.

Dans toutes les démocraties avancées, les citoyens sont critiques, déçus des institutions et des pratiques politiques dominantes et ils souhaitent donner corps à une idée plus ambitieuse de la démocratie

Il est donc du devoir des politiques de rétablir cette équilibre car en cette période de confusion, plus personne n'ose se prononcer sur l'avenir.

Parce qu'ils entretiennent un dialogue direct et nourri avec leurs mandants, les parlementaires sont particulièrement bien placés pour les sensibiliser sur le débat public.

Ils peuvent relayer et expliquer les enjeux aux citoyens et mobiliser son soutien en faveur de la mise en œuvre de politiques de développement social. Ce sont des conditions préalables aux règlements des difficultés d'aujourd'hui.

Notre pays souffre d'un certain nombre de carences du fait de notre incapacité à élaborer des stratégies nationales pour combattre la pauvreté, le chômage et l'exclusion.

Cette insuffisance dans les réponse à apporter s'est traduite par l'appauvrissement d'un nombre croissant de personnes et l'accentuation des inégalités.

De plus, ces inégalités croissantes ont contribué à l'amoindrissement de la capacité des gouvernements à planifier des programmes sociaux de façon autonome.

Certains affirment que les causes principales à cette situation sont la libéralisation économique, l'intégration – trop rapide - de la France à l'économie mondiale ainsi que les mutations économiques qui ont entraîné un affaiblissement de la protection sociale.

Cependant, les raisons avancées ne sont pas suffisantes pour expliquer pourquoi le chômage s'est accru aussi rapidement, que la protection médicale, les retraites et les prestations sociales ont régressé et que les inégalités de revenu se sont, elles aussi,  accentuées.

La première mission du Président de la République serait de rendre ses lettres de noblesse à la politique française et en second lieu de prendre à bras le corps le problème de l'exclusion et de la précarité.

La société civile devra être un « levier » pour amener le gouvernement à se concentrer sur la mise en œuvre de stratégies nationales de développement durable et assortir ces stratégies nationales de crédits budgétaires suffisants.

En fait, il s'agit de réformer entièrement la gouvernance de ce pays. 

Le constat : Rares sont les pays qui ont fait état de résultats tangibles en matière de lutte contre la pauvreté, de développement de l'emploi et de réduction de l'exclusion.    

Les difficultés sociales se sont multipliées et, dans certains cas, elles sont devenues trop complexes pour être traitées par les pays individuellement.

Face à la multiplicité des difficultés, le Parti Démocrate devrait promouvoir l'élaboration d'un grand programme européen de lutte contre les exclusions et la pauvreté.

Malgré la mise en place des plans d'action nationaux présentés en 2001 par les États membres de l'Union européenne, nous n'avons pas été en mesure d'endiguer la précarité et l'exclusion.

Les scènes de guérillas urbaines et d'émeutes sont devenues légions dans notre pays, ce qui est très révélateur de ce que pensent les jeunes de leur propre pays et de leurs gouvernants.

On ne leur a jamais donné l'occasion de s'expliquer. Si on peut diverger sur leurs méthodes, tous les éléments pour lesquels ils se sont battus restent d'actualité.

La frustration est même de plus en plus générationnelle et les jeunes sont, chaque jour, plus radicaux et plus violents.

Il s'agira de privilégier la promotion sociale plutôt que l'ascension par la violence.

Les jeunes de France ont développé une véritable société parallèle, avec leurs propres valeurs, qui sera toujours une source de conflits avec la République.

Les émeutes de 2005 sont une des émanations de ce conflit permanent avec la République et sa police.

Plutôt que de cantonner les jeunes dans l'illégalité, pourquoi pas un début de légitimation des "bonnes valeurs" prônées par la République dans le cadre d'un grand débat public sur ces questions ?

La République doit entamer un début de formalisation de ses relations avec des institutions telles que la police pour anticiper toutes formes de conflits impliquant les jeunes et les forces de l'ordre. 

C'est à ce titre que nous devons appeler de toutes nos forces la mise en place d'une nouvelle Police de proximité qui intégrera dans ses statuts la possibilité de constituer des groupes de travaux en collaboration avec l'ensemble des acteurs sociaux et les responsables associatifs activant sur le terrain.

Le grand défi pour le Président de la République sera de réussir à articuler un programme autour de ces questions, ce qui aura comme effet le soutien de l'ensemble de la jeunesse déclassée.

Le Pacte Républicain est le cadre adéquat pour le développement d'un dialogue entre une jeunesse paupérisée semblant hésiter entre nostalgie, religion et ressentiment contre les aînés.

Certains groupes assurent la justice de la rue, sur les ruines de la sécurité publique, tout en se substituant à une République honnie et détestée.

Nos concitoyens se considèrent comme des déshérités à qui tout a été refusé. Ils ont été rejetés des écoles, faute de place ou de compréhensions, et n'ont pas trouvé de travail. Ils voient bien que tout leur est interdit pour la seule raison qu'ils sont issus des Grands Ensembles Urbains.

Les cités développent une « prophétie de crise » qui a contribuée à élargir l'audience de ces groupes :

– « T'en a pas marre d'allé galérer à l'ANPE ? Tu perds ton temps, té pas un français, On aura jamais notre place dans ce pays, Vend ton shit, tu deviendras ton propre patron… ».

La lutte contre la précarité et l'exclusion m'est un thème cher car il est le concentré, à la fois, de toutes les problématiques et de toutes les solutions.

La pauvreté est une situation qui ne se réduit pas à un manque de revenus ou de ressources matérielles mais comporte aussi des dimensions sociales et politiques. Elle est la condition dans laquelle se trouve un être humain qui est privé des ressources, des moyens, des choix et du pouvoir.

La précarité est une contrainte pour la protection et le respect de la dignité humaine. La pauvreté freine le développement économique et social de la société française.

Le Président de la République devra faire de la lutte contre la pauvreté un impératif national s'inscrivant dans un mouvement universel visant à favoriser l'épanouissement culturel et socio-économique de tous les êtres humains ».

L'engagement du nouveau président ne devrait pas être porteur d'intérêts particuliers mais plutôt de nouvelles valeurs communes à reconnaître et à affirmer.

Quand tout à chacun, nous pourrons disposer d'un logement décent, d'un emploi gratifiant, d'une reconnaissance citoyenne, d'une démocratie participative ou d'une République compatissante et généreuse, cela sonnera le glas et la fin de règne de la division et de la haine.

Il est navrant d'entendre dire que les gens ont en ras-le-bol de cotiser pour des fainéants ou que le projet présidentiel de Sarkozy consiste à opposer les pauvres au reste de la communauté nationale.

Pour notre association, la pauvreté n'est ni le résultat d'un échec personnel, ni une fatalité sociale.

Le Président de la République devra être précurseur dans ces luttes en proposant un projet de loi visant à lutter contre la pauvreté et l'exclusion sociale.

Le projet de loi devra faire de la lutte contre la pauvreté une priorité gouvernementale en engageant le gouvernement à mettre en place des plans d'action spécifiques et des structures institutionnelles pour assurer le suivi de ses plans.

Ce projet de loi devra s'accompagner d'une stratégie gouvernementale relativement ambitieuse de lutte contre la pauvreté. Elle devra établir une priorité gouvernementale et créer des instruments pour faire en sorte que cette priorité soit institutionnalisée.

Une loi de plus, nous dirons nos détracteurs ? Sauf que le Président de la République devra élaborer une loi qui a le mérite de mettre la lutte contre la pauvreté à l'avant-plan et d'être conçu dans une perspective longitudinale, citoyenne et participative.

Cette loi doit inclure la  protection de la dignité des personnes en situation de pauvreté et l'amélioration de leur situation économique et sociale, la réduction des inégalités et le progrès de la participation des personnes et des familles en situation de pauvreté à la vie collective et au développement de la société.

Nous devrons assurer le renforcement du sentiment de solidarité dans l'ensemble de la société française afin de lutter collectivement contre la pauvreté et l'exclusion sociale.

Pour renforcer l'ossature de cette loi, nous devons proposer la création d'un observatoire national de lutte contre la pauvreté et l'exclusion sociale et débloquer un fonds gouvernemental permettant de financer de nouvelles initiatives sociales.

Une loi visant à lutter contre la pauvreté et l'exclusion sociale, en instituant une stratégie nationale de lutte contre la pauvreté et la précarité, constituerait une innovation politique majeure, ne serait-ce que parce qu'elle fait de la lutte à la pauvreté une priorité politique explicite et centrale.

Pour ne pas donner un cadre exclusivement politique à cette loi, nous devons entamer une consultation nationale associant les partenaires sociaux et les représentations citoyennes (associations, fondations…).

Le Président de la République devra faire une large part aux préoccupations véhiculées depuis plusieurs années par le secteur communautaire pour ouvrir la porte à une plus grande participation citoyenne et communautaire dans la lutte contre la pauvreté.

Notre association est porteuse d'un projet républicain qui rassemble l'ensemble des français autours du principe égalitaire « Une et indivisible ». Par essence, notre action est opposée au projet communautariste porté par certains cercles du pouvoir qui fera de la France un pays éclaté et divisé.

Cependant, nous devrons prendre en considération les revendications culturelles, cultuelles et communautaires d'une frange de notre population qui est la plus exposée aux discriminations.

Le Président de la République devra être en capacité de lier esprit démocratique et appartenance communautaire au sein d'un même socle, la République française.

Notre conception du communautarisme est la participation des communautés à des mécanismes formels préalablement mis en place par l'État afin de prévenir tous risques de sectarismes.

Le Président de la République devra promouvoir une nouvelle façon d'aborder le social sur la base des termes et des orientations que celui-ci a lui-même définis et mis de l'avant.

Ses projets doivent privilégier l'autonomie et l'implication des personnes et des communautés. Il faut une  nouvelle façon d'aborder le social en rupture avec des projets qui sont nés dans les bureaux du gouvernement et qui n'arrive jamais à terme.

Beaucoup de politiques tiennent des discours de suffisances ou prétendent connaître le degrés de précarité de nos concitoyens. Les indicateurs qui permettent actuellement de prendre la mesure de la pauvreté en France sont déphasés par rapport à la réalité du terrain.

Tout comme les indicateurs qui servent à connaître le pourcentage de chômeurs dans notre pays, la plupart des « baromètres » sociaux sont aux antipodes de ce qui se passe sur le terrain.

Cette proposition de loi de lutte contre la précarité est une proposition audacieuse mais elle risque de buter sur une incompatibilité avec la logique pro anglosaxone de certains membres du gouvernement.

En effet, la mise en application d'une telle loi nécessitera l'instauration d'une commission de concertation tripartite entre le gouvernement, le patronat et le monde syndical.

Or, l'État n'a jamais défendu l'idée d'une concertation d'une dimension nationale en partenariat avec les partenaires sociaux et le monde du travail.

Le Président de la République devra élaborer des objectifs économiques et sociaux tout en mettant l'accent sur les investissements publics dans les infrastructures en collaboration avec les Régions et les Municipalités.

Nous devons modifier l'ordre du jour, pour faire valoir nos propres préoccupations en soulignant aussi l'importance de joindre à la création d'emplois un effort direct de lutte à la pauvreté, pour les femmes en particulier .

Il est vraiment dramatique qu'aucun parti politique ou candidat n'a tenu de discours sur une nouvelle forme de pauvreté qui touche essentiellement des femmes.

Quelle soit issu d'une famille monoparentale, mère seule au foyer avec plusieurs enfants à charge ou mère disposant d'un mi-temps pour subvenir au besoin du foyer, personne n'a fait ressortir une préoccupation qui apparaît primordiale sur le plan local et national mais n'ayant jamais figuré parmi les priorités gouvernementales.

Nous devons convoquer une conférence sur l'économie et l'emploi afin de bâtir un consensus autour de l'élimination du déficit des finances publiques.

Elle permettrait aux partenaires sociaux d'être convié en tant que partenaires à part entière et de discuter des priorités économiques et sociales pour les années à venir.

Elle offrirait aussi une vision constructive et ambitieuse à des partenaires sociaux souvent réduits à faire pression pour des gains très modestes ou même tout simplement pour préserver le statu quo.

Cela traduirait une volonté nationale de se mobiliser afin de mettre en œuvre, solidairement, des actions concertées afin de lutter contre la pauvreté et l'exclusion sociale.

Cette conférence pourrait prendre l'engagement commun que la politique de réduction du déficit serait accompagné d'un engagement équivalent à ne pas appauvrir le cinquième le plus pauvre de la population.

La seule possibilité pour un gouvernement de lutter efficacement contre la précarité est de privilégier la concertation et une approche modérée et pragmatique avec l'ensemble de ses interlocuteurs.

Nous devons reconnaître qu'aucune solution n'est possible sans la participation et l'implication des personnes les plus directement concernées. Et je rends hommage aux tissus associatifs des quartiers qui se battent chaque jour, avec des moyens dérisoires, le fléau de la précarité.

Les pouvoirs publics ne peuvent plus produire à eux seuls les politiques publiques parce que les associations sont devenues des éléments fédérateurs, des sources premières d'expertise et de proposition.

C'est peut-être là le sens le plus porteur, le plus intéressant de la démocratisation du social qui permet une ouverture de la délibération démocratique à l'ensemble des acteurs sociaux et en bout de ligne aux citoyens.

Nous défendons, à Présence Citoyenne, l'idée qu'une société civile active contribue directement à la vie démocratique et que les associations sont elles-mêmes des lieux démocratiques.

Leur dynamisme contribue donc à élargir l'espace démocratique d'une société en créant des opportunités que les institutions politiques à elles seules ne peuvent fournir.

L'État peut, par contre, contrer ou renforcer cette dynamique, en utilisant la principale ressource dont il dispose en propre, le pouvoir de faire des lois. Ce sont les lois, en effet, qui viennent confirmer et asseoir les avancées démocratiques issues de la société civile.

Le diagnostic est sévère, la précarité progresse de façon expandentielle dans notre pays et nécessite des réformes majeures des programmes en place.

Il faut, face à l'urgence de la situation promulguer une loi qui recevra l'aval des fédérations étudiantes, des associations travaillant sur le logement, la santé mentale, les droits de la personne, l'alphabétisation ou encore le développement durable.

Le Président de la République doit vouer ses efforts à l'éradication de la pauvreté car elle engendre tous les maux ( toxicomanie, violences, délinquances…) qui gangrènent notre société.

Si le gouvernement n'initie pas un important processus de consultation publique, de même qu'un programme de recherche visant à documenter les différents aspects d'une stratégie de lutte contre la pauvreté, nous irons vers une France complètement disloquée et assurément en pleine déliquescence sociale.

Le scénario catastrophe serait une France minée par la pauvreté et les seuils de faible revenu de ses habitants se répercutant gravement sur le panier de consommation.

L'État doit instituer un service de garde universels pour les parents désireux d'intégrer le marché du travail. L'idée d'un service de garde serait une contribution de premier ordre pour briser le cycle inter-générationnel de la Pauvreté.

Les carences en place de crèches peuvent-être palliées par la création de service de garde. L'investissement dans les services de garde est une bonne politique sociale, une bonne politique économique et une bonne politique de santé publique.

Différents indicateurs de la santé publique laissent suggérer que la situation d'ensemble demeure préoccupante en France et en particulier lorsque des bénéficiaires de la CMU se retrouvent persona non grata chez des médecins qui sont indignes du serment qu'ils ont prêtés en exerçant cette profession.  

En effet, la précarité affecte une part significative et relativement stable de la population et elle est particulièrement importante et persistante pour les familles monoparentales, les personnes seules entre 45 et 59 ans, les immigrants, les personnes handicapées et les jeunes.

Pour certains, même le travail ne permet pas d'échapper à des revenus faibles et incertains. La pauvreté est également concentrée dans certaines régions et dans certains quartiers où elle a un impact cumulatif sur les chances de réussite individuelle et sur le bien-être collectif.

La pauvreté, bien sûr, est également une question de justice sociale. En tant que telle, elle ne peut être ignorée dans une société prospère qui valorise la démocratie et la solidarité.

Enfin, la pauvreté reste associée à un ensemble de problèmes sociaux, et elle mine le développement économique et social de notre pays.

Je reste persuadé que la clé de voûte et la composante la plus innovatrice d'une bonne politique de lutte contre la précarité reste un projet de loi qui reconnaît un problème politique jusque-là négligé et qui traduira cette reconnaissance en engagement législatif.

Il faut améliorer la prévention et le développement du potentiel des personnes, en soutenant mieux les familles, en favorisant la réussite scolaire et la formation et en appuyant les actions bénévoles contribuant à « l'inclusion sociale » des personnes en situation de pauvreté.

Il est nécessaire de renforcer le filet de sécurité sociale et économique, en rehaussant les revenus pour mieux couvrir les besoins essentiels, en développant des suppléments aux revenus de travail, et en permettant le maintien d'actifs individuels ainsi que l'accès à un approvisionnement alimentaire adéquat et à un logement décent à un prix abordable.

Il faut impérativement favoriser l'accès à l'emploi en appuyant les organismes, les mesures d'insertion, le développement de l'économie sociale et en améliorant la lutte contre les discriminations à l'emploi.

Le gouvernement devra promouvoir l'engagement de l'ensemble de la société en favorisant la participation citoyenne et le développement local, en soutenant l'action communautaire et bénévole et l'économie sociale, et en reconnaissant la responsabilité sociale des entreprises.

Il faudra assurer la constance et la cohérence des actions en appuyant la recherche, l'évaluation et la concertation. Des thèmes comme l'éducation, la formation, la santé, le logement ainsi que l'emploi et le revenu doivent-être traité de façon pragmatique et consensuel.

Dans les années qui viennent, Présence Citoyenne deviendra, probablement, le principal acteur du changement.

 

                                                           

 

 



30/01/2009
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