Fraternité Populaire & Patriotisme de Combat

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La lettre du Président - Mars 2009




La tentation du repli identitaire constitue une menace directe pour la cohésion de la société dans son ensemble et pour nos fondamentaux républicains. 

Parce que le vivre ensemble s'est détérioré à certains endroits, la laïcité représente un certain nombre de règles et de pratiques qui contribuent à améliorer ce vivre ensemble.

Le principe de la neutralité de l'Etat est au cœur de la République française depuis 1905 et façonne l'organisation des pouvoirs publics français.

L'Etat est donc absolument neutre comme le rappelle la décision du Conseil d'Etat du 18 mars 2005, "Territoire de la Polynésie française" : le principe constitutionnel de laïcité impose une stricte neutralité des personnes publiques.

Ce nécessaire rappel de la neutralité, constitue incontestablement un rappel salutaire de nos valeurs dans une société troublée par les mutations actuelles.

L'élu, en acceptant d'endosser le vêtement de la République, s'engage donc à respecter la Constitution, son Préambule, les principes fondamentaux reconnus par les lois de la République et les règles fixées par le code général des collectivités territoriales et la neutralité du service public.

Il s'engage à servir l'ensemble des citoyens de la collectivité, sans établir de distinction entre les catégories sociales et les divers courants d'opinion car il participe à transmettre les valeurs de la république, notamment l'idéal laïque français.

Les élus ont droit aussi à la liberté d'expression et de manifestation en tant que personne privée.

Pour la première fois en France, les élus et les collectivités marseillais ont répondu à l'appel à la manifestation pour une action de guerre  du Conseil Représentatif des Institutions Juives de France (CRIF).

Le CRIF et le Consistoire Israélite de Marseille ont manifestés le 11 janvier dernier pour marquer leurs solidarités avec les bombardements meurtriers sur les populations civiles de GAZA.

Ces « élus participants » ont engagé la responsabilité de nos collectivités laïques dans une manifestation communautariste et cléricale en arborant l'écharpe tricolore, symbole des fondamentaux de la République et du tryptique républicain : Liberté, Egalité, Fraternité.

Au lieu de s'engager de façon explicite dans le soutien indéfectible à la politique de l'état d'Israël, nos élus auraient du savoir que la préoccupation actuelle des pouvoirs publics est le maintien de la cohésion sociale et la prévention contre « l'importation du conflit du Proche Orient » dans l'hexagone.

La présence de nos élus, dans un parti-pris évident, a attisée la haine de nos institutions de la part d'une frange de la population et a stigmatisée une communauté pacifique dans un amalgame démagogique (arabes = terroristes).

Nous observons une différence fondamentale entre une manifestation appelant à l'arrêt de bombardements et une autre soutenant les politiques de bombardements.

La décision de monsieur THIAN, député-maire des 6ème et 8ème arrondissements de Marseille, d'arborer le portrait du soldat fasciste Gilat CHAHIT sur le fronton de la mairie est abominable.

Le drapeau tricolore, flottant sur le toit de la mairie républicaine, a été souillé par le visage d'un soldat d'une armée étrangère qui occupe une terre étrangère.

Nous nous sommes rassemblés en entonnant la Marseillaise pour dire à monsieur THIAN que la République n'est pas une prostituée qui s'offre aux plus offrants.

Que nous dénoncions avec force l'utilisation de la police française pour interdire l'accès de la mairie à des citoyens français d'origines maghrébine et de l'argent du contribuable français pour le plaisir d'une minorité de gens qui n'aiment pas la France.

Chaque année, l'armée française enregistre une augmentation en hausse dans le recrutement de jeunes issus des quartiers.

Ces jeunes ont fait le choix de porter l'uniforme de leurs pays tout en transcendant leurs identités culturelles.

Maghrébins ou africains, ils nourrissent le même désir de servir la France. Pourtant, la diaspora israélite de France refuse de voir ses enfants s'engager dans l'armée de notre pays et revendique le droit de s'engager dans une armée d'occupation et raciste.

Quand nos hommes tombent aux champs d'honneur dans les terrains d'opérations du Kosovo, de l'Afghanistan ou de Bosnie, ils n'ont pas le droit de voir leurs portraits sur les mairies de leur pays.

C'est à ce titre que notre association a décidée de  saisir la justice à l'encontre de ces élus pour incitation à la haine raciale et non respect des obligations de neutralité et de réserve imposées par notre constitution.

 

   

La volonté d'Agir,

La force de Réussir !

 

Association Présence Citoyenne    - 06.29.46.48.51. -



23/02/2009
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