Fraternité Populaire & Patriotisme de Combat

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Trame du Comité de Suivi Belsunce

COMPTE-RENDU DE LA REUNION DU 19 NOVEMBRE 2008

En introduction à la réunion, Monsieur BOUALEM a effectué un tour de table afin que les intervenants puissent se présenter à l'assemblée.

l        Monsieur FERCHICHI (Direct° du Traitement des Déchets – MPM -)

l        Monsieur FISCHER ( Direct° de la Propreté Urbaine)

l        Monsieur PAYRE (Président CIQ Belsunce / Dugommier)

l        Monsieur GARGUILO (Collaborateur de Jean-Claude GAUDIN et ancien adjoint au Maire chargé de la Propreté)

l        Madame CIAMPOLTRINI (Présidente CIQ Belsunce / Centre Bourse)

l        Monsieur REBOUL ( Président CIQ St-Charles)

l        Monsieur BOUALEM (Délégué Communautaire en charge du Comité De Suivi de Belsunce)

l  Monsieur DJELLIL ( Collaborateur de M. BOUALEM et Co-organisateur du Comité de Suivi)

l        Madame TOMI, Responsable Hôtel Mercure Euro-Centre

l        Monsieur TOINOU, gérant restaurant TOINOU Coquillages

l        Monsieur DAMECHE, Gérant Hôtel Ste-Marie – Cours Belsunce

l        Monsieur & Madame AZER, Gérants du Snack « Le Prince » - Cours Belsunce

l        Monsieur l'Administrateur de la Bibliothèque l'ALCAZAR (BAVR) – Cours Belsunce

l        Monsieur FLEURY, Directeur Technique du Centre Bourse est excusé.

l        Madame MAMI, Gérante boutique CADOCOLBERT – Rue Colbert – est excusée.

Les membres du Comité de Suivi absents : La brasserie de l'Alcazar, Le Dr Herbault, Mme SUFFRIN, Le Bar-Tabac « Le Celtique », la pâtisserie « Les Délices »….

Monsieur BOUALEM souhaite présenter ses plus vifs remerciements aux participants qui se sont déplacés en grand nombre malgré leurs obligations professionnelles et familiales et la tenue de plusieurs réunions en ce jour.

En quelques mots, il présente les grandes lignes directrices du Comité de Suivi en appuyant sur le caractère convivial de cette structure et sur la totale transparence qui s'y reflète.

De son point de vue, l'objectif de ce Comité de Suivi est de permettre la production de résultats visibles sur le secteur Belsunce en termes de propreté et de nettoiement.

Sans détour, il a mis en avant l'absolu nécessité de s'investir dans ce Comité de Suivi car l'intérêt premier est d'embellir Belsunce par un travail de bonne intelligence avec l'ensemble des partenaires du secteur.

D'ailleurs, il n'a pas souhaité associer un trop grand nombre de personnes à cette action misant plutôt sur la qualité des participants. En optant pour un groupe de travail restreint, il désire prévenir les cacophonies qui accompagnent la plupart des réunions publiques.

Monsieur DJELLIL a souhaité ouvrir une parenthèse pour exprimer son sentiment et ses regrets de voir une question aussi sérieuse et cruciale que la propreté faire l'objet de « règlement de comptes » par médias interposés.

Il a défendu avant tout la nécessité d'un engagement collectif pour une action d'intérêt général où tout chacun pourrait exprimer son avis et ses points de vue et cela dans un respect mutuel.

Ne voulant pas enfler ces polémiques, il a retracé le film de la dernière réunion où un consensus général avait pu émerger sur la nécessité d'élargir la participation aux élus de la majorité municipale.

Il a rappelé que cette démarche répondait à un fort besoin des marseillais en termes de propreté.

La volonté de Monsieur BOUALEM n'est donc pas d'amorcer une rupture avec une idée qui a fait son chemin mais de pérenniser cette action et d'en apporter les améliorations nécessaires.

Le soutien apporté par le Maire de secteur, Monsieur MENNUCCI, à ce Comité de Suivi démontre la volonté commune de nos politiques dans la résolution du problème de la malpropreté à Marseille.

Monsieur DJELLIL développe les grandes orientations du « Plan de Nettoiement » élaboré par Monsieur BOUALEM qui est un support de travail global.

Depuis juillet 2008, une série de consultations a été entamée en direction des CIQ et des acteurs économiques pour l'élaboration d'une feuille de route claire et pour la mise en place rapide du Comité de Suivi de Belsunce

Il a rappelé le contenu de la réunion du 15 octobre 2008 et proposé de fournir une copie du compte-rendu en fin de réunion pour ceux qui le désirent.

Le débat

La parole est accordée à Monsieur Moussa MOHAMMED, concierge au sein des Tours du Square Belsunce, qui exprime son incompréhension sur l'absence de passage au niveau du Square Belsunce et l'inégalité de traitement par rapport au Cours Belsunce qui est, lui, systématiquement nettoyé le matin.

Madame CIAMPOLTRINI, présidente du CIQ Belsunce / Centre Bourse, fait remarquer que les nuisances sonores occasionnés par les véhicules de nettoyage à des heures très matinales restent problématiques.

Elle stigmatise aussi ces « voitures ventouses » qui entravent le passage des « Scarabées » et empêchent efficacement le nettoiement du square Belsunce.

Monsieur POUGET, reviens sur ce récurrent problème que représente les « pissotiéres sauvages » qui fleurissent aux abords du Centre-Bourse.

C'est un problème qu'il dénonce depuis des années en raison des risques sanitaires qui peuvent surgir de ces zones souillées par les urines humaines.

Il souhaite connaître le rôle des uns et des autres sur cette question en signalant que ce sont les concierges qui actuellement assurent le nettoyage de ces pissotiéres.

Cette tache n'est pas inscrite dans leurs attributions et leurs prérogatives ou alors les institutions fournissent un matériel adapté et adéquat pour effectuer cette « basse besogne ».

Monsieur FISCHER de la Propreté Urbaine propose à Moussa Mohammed de se rencontrer pour réfléchir à une façon intelligente de palier ce manque de nettoyage sur la zone du square Belsunce.

Concernant les interventions matinales des personnels de nettoyages, c'est un problème compliqué qui trouve sa source dans le caractère de zone de haute fréquentation du quartier.

Il précise que dés 8h du matin, la présence des voitures et des piétons rend toute intervention difficile et qu'il est plus pratique de commencer à 6h du matin pour faciliter le passage des véhicules de nettoyages.

Concernant le problème des urines, Monsieur FISHER a souhaité nous faire partager une expérience pilote qui s'était déroulée sur le secteur COLBERT.

En effet, en accord avec la Communauté Urbaine, ils avaient focalisé leurs efforts sur une zone qui présentait les mêmes problématiques que celles de Centre-Bourse.

À force de persévération, le lieu avait retrouvé son aspect d'antan et n'était plus utilisé comme latrine publique.

Il propose donc aux concierges, comme pour le nettoyage du Square Belsunce, de se donner un temps de réflexion et d'examiner les possibilités d'interventions pouvant répondre de façon définitive à ce problème d'urine.

Monsieur LIAUSSOU insiste sur la nécessité de revoir les passages pour le vidage des corbeilles urbaines qui sont très rapidement saturées et de revoir le mode opératoire des personnels de nettoyages.

Monsieur FISCHER précise que ce travail étant transféré à la société ISS, il n'est pas évident de contrôler la qualité de leur travail, ce qui n'est pas le cas pour les effectifs des cantonniers de MPM sur qui il peut prétendre un droit de regard et un pouvoir de sanctions.

Toutefois en précisant qu'il étudierait le moyen de prendre une mesure coercitive contre la société ISS en la pénalisant financièrement, s'il le fallait,  pour travail mal fait.

Monsieur REBOUL, Président du CIQ St-Charles, dénonce cet incivisme qui est avant tout un problème de droit et de pudeur.     

Pour lui, le maître mot reste la concertation en particulier sur les thèmes des déjections canines et humaines mais aussi sur l'omniprésence de déchets alimentaires qui sont propices à la prolifération des rats.

Concernant les rats, Monsieur DJELLIL expose à l'auditoire les problèmes rencontrés par Madame MAMI, commerçante dans la rue Colbert, et met en lumière l'enclavement de son magasin entre un conteneur collectif et deux colonnes de points d'apport volontaire qui facilitent la prolifération des rongeurs et l'inondation de son local marchandise.

Monsieur FERCHICHI du Traitement des Déchets - MPM - propose d'étudier cette question en précisant qu'il avait déjà opéré plusieurs interventions dans cette partie de la rue CHAVANNE.

Il rappelle l'emplacement géographique des 5 points pour le Tri sélectif sur le secteur Belsunce tout en réfléchissant sur l'opportunité de retirer ou de rajouter un point du tri collectif sur le secteur Belsunce.

Monsieur REBOUL s'interroge sur la destination des fonds collectés grâce à la valorisation des déchets ?

Madame CIAMPOLTRINI expose ses doutes sur le suivi et le contrôle des colonnes de points d'apport volontaire (Bacs à Tri) en raison de plusieurs bacs dégradés tout en s'interrogeant sur les fréquences de collecte.

Monsieur FISHER nous informe qu'une partie des fonds récoltés dans le cadre des déchets valorisés est réinjectée dans le financement du budget d'entretien et de fonctionnement des équipements de MPM.

Il informe Madame CIAMPOLTRINI qu'à l'instar du nettoyage du Cours Belsunce, l'entretien des colonnes de points d'apport volontaire (bacs à tris) est assuré par une société prestataire de service qui sous-traite à MPM.

Toutefois, il propose de réfléchir à une nouvelle approche sur cette question et de lister les bacs défectueux lors de visites groupées.

Monsieur POUGET note son incapacité à identifier un interlocuteur sur le secteur Belsunce et désire que les engagements soient réellement contractualisés.

Madame CIAMPOLTRINI souhaite un plus grand nombre d'arsauts pour les cartons et pour les « conteneurs voyageurs » ainsi que la révision à la hausse des passages de collecte.

Elle constate une insuffisance dans les passages au niveau des restaurants du Cours Reine Elisabeth où un seul passage est effectué en soirée alors que deux passages seraient plus en adéquation avec les besoins de ce secteur.

Selon Monsieur FISHER, la difficulté majeure réside dans le fait qu'il n'existe pas de service de collecte en après-midi.

En second lieu, il est improbable d'imaginer une collecte à la carte comme au niveau du Cours Estienne d'ORVES où les battements sont passés de 5 passages à 3 aujourd'hui.

Monsieur GARGUILO, Collaborateur de Jean-Claude GAUDIN, s'est penché pendant 12 ans sur cette épineuse question de la propreté et il est désireux de nous faire partager son expérience et ses doutes.

La difficulté principale, dit-il, est liée au fait que tout le monde aspire à avoir un conteneur collectif pour ses déchets mais surtout pas à proximité de son établissement.

Ensuite, il est paradoxal de constater qu'un grand nombre de commerçants sollicitent une diminution des collectes.

En effet, ils ne trouvent pas agréable le fait d'effectuer des passages de collectes alors que les clients sont attablés aux terrasses des restaurants.

Il dénonce l'incivisme et l'arrogance des conducteurs qui empêchent les personnels de nettoyage d'effectuer correctement leurs missions en bloquant les auto-balayeuses qui lavent les trottoirs.

Concernant les heures de passages matinales, il argumente par le fait qu'après 8h, les conducteurs de la RTM se plaignaient que les véhicules de nettoyage entravaient le passage des bus.

Il profite aussi de l'occasion pour tirer son chapeau à des cantonniers qui sont animés par un esprit de service public et qui ont vraiment « galèrés» pour rendre cette ville un peu plus propre.

Remarque partagée par l'ensemble des intervenants et des participants.

La question de la propreté est l'affaire de tous et comme le précise judicieusement Monsieur DJELLIL, ce n'est pas une question de clivage politique Gauche / Droite mais une question d'intérêt général.

Quant au fonds récupérés sur les déchets valorisés, une partie de ces sommes est reversée à des organisations de lutte contre le Cancer.

Monsieur BOUALEM remercie l'intervention de Monsieur GARGUILO pour qui il porte une profonde considération pour son investissement personnel et sa personne.

Monsieur PAYRE, Président du CIQ Belsunce / Dugommier, reconnaît certaines avancées sur le secteur et tiens lui aussi à remercier les cantonniers pour leurs travails.

Il définit 4 axes concernant la propreté :

-           Les déchets gras (papiers d'emballages, prospectus, journaux...), les cartons, les déjections et les déchets alimentaires des restaurants.

Il rappelle que l'intervention des services de la DASS, sous la pression des habitants, avait permis d'éradiquer  un problème de santé public sur son secteur (du sang contaminé issu de laboratoires médicaux était jeté dans les conteneurs) et que la mobilisation au sein du Comité de Suivi faciliterait sûrement des réactions de la part des institutionnels.

Monsieur TOINOU, propriétaire du restaurant de coquillages et membre du Comité de Suivi de Noailles, a abordé la question de la discipline. Il considère que ce rôle est dévolu MPM qui doit garantir le bon fonctionnement de cette discipline.

Le respect des règles comme les heures de sortie des ordures doit être du ressort de la collectivité tout comme la mise en place d'un local en propre pour les commerçants.

Il reconnaît que le dialogue avec MPM a fait émerger des effets positifs visibles et que cela a largement contribué à la réduction de la prolifération des rats.

Il soutient que le passage matinal répond à des impératifs de service et qu'il était plutôt favorable à son maintien.

Il souhaite aussi soulever la question de l'abonnement dont le financement est assuré par les taxes d'habitations et les taxes d'enlèvements à hauteur de 120 litres de déchets.

Il serait urgent de généraliser cette taxe et de relever son montant dès lors où les commerçants dépassent leurs quotas de 120 litres.

Monsieur AZER, gérant du snack Le Prince – Cours Belsunce, souhaite connaître les initiateurs du projet des « Fontaines-Dauphins » qui défigurent le paysage et sont source de désagréments devant son établissement.

L'eau qui s'échappe de la gueule des dauphins s'écoule jusqu'au Tramway et rend glissant le parvis de la place qui se transforme en véritable patinoire.

Monsieur POUGET relance le sujet des fortes odeurs nauséabondes qui s'échappent des collecteurs et qui pénètrent jusque dans les demeures des résidents.

Il voudrait connaître les responsables de la maintenance des grilles qui se trouvent au sol et qui permettent l'évacuation des eaux pluviales.

Monsieur GARGUILO pense que les « Fontaines Dauphins » sont sous la responsabilité de la Société des Eaux toutefois si elles dépendaient du service des Espaces Verts de la Mairie alors cela serait du ressort de la Municipalité.

Il nous apprend que la maintenance des grilles d'évacuation est assurée par la SERAM et que la lutte contre les odeurs est de la compétence de MPM.

C'est un dysfonctionnement au niveau des clapets des collecteurs qui seraient à l'origine de ces désagréments et que seul l'utilisation de cameras miniaturisées permet la détection de ces défaillances.

Monsieur DJELLIL aborde la question de se SDF qui s'est fixé au niveau du parking privé de Centre Bourse et sollicite les intervenants pour trouver une solution adaptée à ce type de situation.

Monsieur FISHER déclare que cela est du ressort de la Police et que le caractère privé du site empêche les services de MPM d'intervenir pour résoudre le problème.

Monsieur GARGUILO prévient que cela doit concerner les institutionnels mais aussi les gestionnaires du Parking et les services du SAMU SOCIAL. Les responsables du CIQ peuvent aussi s'adresser au service d'ALLÔ MAIRIE pour le retrait des encombrants et des cagettes de ce SDF.

Madame CIAMPOLTRINI réclame de prendre le problème à bras le corps et souhaite que cette question soit intégrée à nos prochains ordres du jour.

Monsieur MENVIELLE trouve qu'un effort plus visible devrait s'opérer de façon plus significatif au niveau de la rue Bir Hakeim qui connaît beaucoup de difficultés liées à l'incivisme de certains usagers des bus et des riverains du secteur.

Monsieur DJELLIL clôture la réunion en remerciant les différentes interventions de l'assistance et les réponses claires des intervenants.

Il rappelle les deux points forts de cette réunion :

Le premier point positif qui s'est dessiné durant cette réunion est la volonté commune et convergente des participants de se rassembler autour de la question de la propreté et l'esprit de mobilisation qui a emmaillé les débats et les échanges.

Le second point est l'identification des interlocuteurs institutionnels par l'ensemble des partenaires socio-économiques et des habitants du secteur Belsunce.

Le mot de la fin reviendra à Monsieur BOUALEM qui proposera la nomination prochaine d'un référent du Comité de Suivi auprès des institutions et l'organisation de la prochaine réunion directement sur site sous forme d'une visite combinant membres du Comité de Suivi et acteurs de la Communauté Urbaine et de la Mairie de Marseille.  

Nous tenons à remercier les étudiants et les journalistes de BONDY BLOG présents parmi nous, les représentants de MPM et de la Mairie de Marseille, les commerçants ainsi que les présidents et membres des CIQ du secteur Belsunce qui nous ont honorés de leurs présences.

Nous remercions tous les habitants qui se sont exprimés le long de cette réunion et dont nous n'avons pas pu citer les noms et nous renouvelons nos remerciements à l'ensemble des concierges des Tours La Bourdette / Centre-Bourse / Square Belsunce.

La prochaine réunion sur site aura lieu entre le 05 et le 15 décembre 2008 en matinée (selon disponibilité des membres du Comité de Suivi).

Vous serez informé de la tenue de cette réunion sur le site de Belsunce par voie de courriers.

                                                                                                                                                                Omar DJELLIL

 

 

 

 

 

 

 

 



30/01/2009
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